24 - Première année d'école en Belgique 2/3
Début décembre, Saint Nicolas passe dans toutes les écoles et visite toutes les classes. Depuis quelques jours on nous explique comment se passera cette visite. Saint Nicolas sera accompagné de père fouettard et il verra les enfants un par un. Il nous demandera si nous avons été sage ou pas trop, pas question de mentir notre maître est derrière nous. Les enfants sages défileront devant Saint Nicolas pour recevoir leur paquet de bonbons et les moins sages ou les petits démons passeront devant le père Fouettard pour quelques coups de fouets. On lui tourne le dos, il installe une planche en bois et fouette la planche à l'endroit supposé de nos fesses. Physiquement nous ne sommes pas atteints mais çà nous fait quand même quelque chose, ne pas avoir les bonbons de Saint Nicolas, se payer la tête du père fouettard, le bruit du fouet contre la planche et je sais de quoi parle car ce jour là, je faisais partie du groupe des petits démons. Mais après, tout le monde était quand même content de la journée car avant de partir Saint Nicolas avait donné les bonbons aux petits démons contre la promesse qu'ils feraient beaucoup d'efforts pour s'améliorer.
23 - Première année d'école en Belgique 1/3
St Nicolas, repas du midi, côte de veau
Pour que çà ne soit pas trop long, j'ai coupé ce souvenir en 3 parties.
Le midi après le repas, Fernand venait me rechercher pour l'école. Il se dépêchait de nous rejoindre car chez lui son père était plutôt du genre tyrannique et s'il n'était pas maltraité, il n'était pas bien aimé. Venir très vite, pour lui le plaisir était double, premièrement il partait rapidement de chez lui et deuxièmement il y avait toujours une part de dessert qui l'attendait. Moi de mon côté je le voyais des fois arriver avec plaisir car pour ce qui était de manger, j'étais plutôt spécial. Quand j'aimais, je mangeais rapidement et avec excès par contre quand je n'aimais pas je faisais des boulettes que je gardais en bouche sans les avaler et çà ma Marraine ne supportait pas. Elle me sortait de table et me mettait derrière la porte de cave qu'elle refermait en me laissant quand même la lumière. Ce qu'elle ne savait pas c'est qu'au lieu d'être inquiet, j'aimais bien cette cave. Je la connaissais par coeur car Bon Papa de temps en temps en allant chercher les seaux de charbon m'emmenait avec lui pour son inspection. Cette cave est en sous-sol et comporte 4 pièces avec soupirail, au fond côté rue une pièce pour le charbon et là on contrôlait la hauteur restante de charbon pour la commande future. A côté une 2e pièce qui servait de garde manger. Côté jardin 2 autres pièces l'une pour les pommes et les poires que l'on devait surveiller pour qu'elles ne s'abîment pas, dans cette pièce il y avait aussi tous les bocaux avec les fruits et légumes stérilisés. Dans la dernière pièce il y avait son trésor, une cave à vins à alcool et à bière. Je pense que cette pièce était sa préférée car difficile à avoir, à cette époque la vente de vin et alcool était contrôlée. Marraine ne se rendait pas compte qu'elle me punissait dans un endroit que j'aimais bien. Mais j'aimais bien aussi quand Fernand arrivait puisqu'on me sortait, on oubliait mes boulettes et j'avais quand même droit au dessert.
Pour que çà ne soit pas trop long, j'ai coupé ce souvenir en 3 parties.
Le midi après le repas, Fernand venait me rechercher pour l'école. Il se dépêchait de nous rejoindre car chez lui son père était plutôt du genre tyrannique et s'il n'était pas maltraité, il n'était pas bien aimé. Venir très vite, pour lui le plaisir était double, premièrement il partait rapidement de chez lui et deuxièmement il y avait toujours une part de dessert qui l'attendait. Moi de mon côté je le voyais des fois arriver avec plaisir car pour ce qui était de manger, j'étais plutôt spécial. Quand j'aimais, je mangeais rapidement et avec excès par contre quand je n'aimais pas je faisais des boulettes que je gardais en bouche sans les avaler et çà ma Marraine ne supportait pas. Elle me sortait de table et me mettait derrière la porte de cave qu'elle refermait en me laissant quand même la lumière. Ce qu'elle ne savait pas c'est qu'au lieu d'être inquiet, j'aimais bien cette cave. Je la connaissais par coeur car Bon Papa de temps en temps en allant chercher les seaux de charbon m'emmenait avec lui pour son inspection. Cette cave est en sous-sol et comporte 4 pièces avec soupirail, au fond côté rue une pièce pour le charbon et là on contrôlait la hauteur restante de charbon pour la commande future. A côté une 2e pièce qui servait de garde manger. Côté jardin 2 autres pièces l'une pour les pommes et les poires que l'on devait surveiller pour qu'elles ne s'abîment pas, dans cette pièce il y avait aussi tous les bocaux avec les fruits et légumes stérilisés. Dans la dernière pièce il y avait son trésor, une cave à vins à alcool et à bière. Je pense que cette pièce était sa préférée car difficile à avoir, à cette époque la vente de vin et alcool était contrôlée. Marraine ne se rendait pas compte qu'elle me punissait dans un endroit que j'aimais bien. Mais j'aimais bien aussi quand Fernand arrivait puisqu'on me sortait, on oubliait mes boulettes et j'avais quand même droit au dessert.
6 - Le lendemain du zoo et la fessée
Notre visite nous avait laissés de bons souvenir. Je rappelle que l'on avait à peine décramponné de la fosse aux singes. Le lendemain nous nous retrouvons dans la cour de l'immeuble pour y jouer et bien sur les souvenirs de la veille sont trop forts et on s'amuse à être des singes. Au fond de la cour il y avait une petite usine qui fabriquait des crayons et qui stockait de grandes caisses vides pour l'emballage et on avait pris l'habitude de jouer dedans. Et ce jour c'était le jeu des singes et comme on voulait vraiment faire comme eux, on s'était déculotté et on se cherchait des puces sur les fesses. Puis soudain Maman est arrivée. Je ne sais pas si elle était en colère ou bien outrée mais comme j'étais l'aîné et que j'avais entraîné Gervais et les deux petites filles, ce fut moi qu'elle emmena pour une fessée avec martinet.
Ces fessées là ne sont jamais violente mais je m'en souviens. A cette époque dans chaque foyer il y avait un martinet pour tenir les enfants. Les parents ne donnaient pas de raclée à main nue, c'était considéré comme pouvant être trop violent s'il y avait énervement. Tandis qu'un martinet ou une baguette souple chauffait un peu les chairs mais sans plus. Maman usait du martinet, Papa lui ne nous a jamais rudoyé d'aucune façon mais il était d'accord avec Maman alors du coup il laissait faire et ne nous consolait pas.
Les punitions au martinet de Maman n'étaient pas des plus violentes, deux coups de lanières jamais plus et toujours sur les fesses ou l'arrière des cuisses, là où il y a beaucoup de chair et de gras. C'est surtout notre amour-propre qui en prenait un coup.
Comme pour les parents, les maîtres d'école pouvaient user de cette petite violence, tirer les petits cheveux qu'il y a le long des tempes, quelques coups de règle dans la paume de la main que l'on devait tendre mais jamais de gifles et quand cela arrivait, les parents venaient chercher des explications et çà suffisait à détendre l'atmosphère.
Ces fessées là ne sont jamais violente mais je m'en souviens. A cette époque dans chaque foyer il y avait un martinet pour tenir les enfants. Les parents ne donnaient pas de raclée à main nue, c'était considéré comme pouvant être trop violent s'il y avait énervement. Tandis qu'un martinet ou une baguette souple chauffait un peu les chairs mais sans plus. Maman usait du martinet, Papa lui ne nous a jamais rudoyé d'aucune façon mais il était d'accord avec Maman alors du coup il laissait faire et ne nous consolait pas.
Les punitions au martinet de Maman n'étaient pas des plus violentes, deux coups de lanières jamais plus et toujours sur les fesses ou l'arrière des cuisses, là où il y a beaucoup de chair et de gras. C'est surtout notre amour-propre qui en prenait un coup.
Comme pour les parents, les maîtres d'école pouvaient user de cette petite violence, tirer les petits cheveux qu'il y a le long des tempes, quelques coups de règle dans la paume de la main que l'on devait tendre mais jamais de gifles et quand cela arrivait, les parents venaient chercher des explications et çà suffisait à détendre l'atmosphère.
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