6 - Le lendemain du zoo et la fessée

Notre visite nous avait laissés de bons souvenir. Je rappelle que l'on avait à peine décramponné de la fosse aux singes. Le lendemain nous nous retrouvons dans la cour de l'immeuble pour y jouer et bien sur les souvenirs de la veille sont trop forts et on s'amuse à être des singes. Au fond de la cour il y avait une petite usine qui fabriquait des crayons et qui stockait de grandes caisses vides pour l'emballage et on avait pris l'habitude de jouer dedans. Et ce jour c'était le jeu des singes et comme on voulait vraiment faire comme eux, on s'était déculotté et on se cherchait des puces sur les fesses. Puis soudain Maman est arrivée. Je ne sais pas si elle était en colère ou bien outrée mais comme j'étais l'aîné et que j'avais entraîné Gervais et les deux petites filles, ce fut moi qu'elle emmena pour une fessée avec martinet.
Ces fessées là ne sont jamais violente mais je m'en souviens. A cette époque dans chaque foyer il y avait un martinet pour tenir les enfants. Les parents ne donnaient pas de raclée à main nue, c'était considéré comme pouvant être trop violent s'il y avait énervement. Tandis qu'un martinet ou une baguette souple chauffait un peu les chairs mais sans plus. Maman usait du martinet, Papa lui ne nous a jamais rudoyé d'aucune façon mais il était d'accord avec Maman alors du coup il laissait faire et ne nous consolait pas.
Les punitions au martinet de Maman n'étaient pas des plus violentes, deux coups de lanières jamais plus et toujours sur les fesses ou l'arrière des cuisses, là où il y a beaucoup de chair et de gras. C'est surtout notre amour-propre qui en prenait un coup.
Comme pour les parents, les maîtres d'école pouvaient user de cette petite violence, tirer les petits cheveux qu'il y a le long des tempes, quelques coups de règle dans la paume de la main que l'on devait tendre mais jamais de gifles et quand cela arrivait, les parents venaient chercher des explications et çà suffisait à détendre l'atmosphère.

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