Il me reste un souvenir à raconter concernant l’école, il s’agit de mon problème côte de veau. Ma marraine avait été prévenue qu’il m’arrivait de me battre de temps en temps en récréation et toujours avec le même petit garçon ce qui d’ailleurs m’avait valu le père Fouetard. Voulant en savoir plus, Marraine me demande qui est ce garçon et pourquoi se battre.
_ Il s’appelle cote de veau et il se moque de moi parce que je n’ai pas le même accent que lui ou les autres.
La réponse a bien fait rire, et il a fallu m’expliquer correctement que ce garçon s’appelle en réalité Claude Devaux et qu’il fallait tous les deux que l’on fasse la paix car on était appelé à se rencontrer souvent car j’ai avec Claude le même degré de parenté qu’avec Thérèse. Nous sommes enfants de cousins germains.
Pour mieux comprendre il faut reprendre mon arbre généalogique. Dans la génération 1870 on trouve 8 frères et sœurs parmi lesquels Carpin Aline et un de ses frères Carpin Camille. Carpin Aline est la grand-mère de Claude Devaux et Carpin Camille est mon grand-père. A noter en passant comme ça, il a fallu attendre 100 ou 110 ans pour avoir à nouveau une
Carpin Aline dans la famille. La chose étant réglée car Claude ignorait également que je suis son cousin, plus de problème, plus de bagarre d’ailleurs j’en reparlerai un peu plus loin. On se voyait régulièrement pendant mes vacances puis la vie professionnelle et la vie de famille nous ont un peu éloignés, on se revoyait aux enterrements, c’est la coutume. Mais nous gardons contact, il y a deux ans en 2008 il m’a envoyé des photos pour étoffer mon arbre généalogique.
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