J’ai 15 ans et bientôt 16, l’été approche. C’est l’après-midi bien entamée, je suis en vélo pour mon plaisir ou pour une course pour Maman, à Montreuil sous bois rue Galliéni, c’est une rue très passante mais pas très large et à double sens à l’époque. Il fait chaud et, est-ce un début d’insolation ou bien a nouveau un mauvais tour que me joue l’épilepsie. De toutes façons, je me retrouve avec une chute de vélo et malheureusement face à moi se ramène une quatre chevaux que je ne vois pas puisque je suis inconscient et son pare-chocs me cogne la base arrière du crâne. Le choc me réanime aussitôt et quand je reprends conscience, je suis debout, le vélo à la main et près à repartir mais un monsieur tout affolé essaye de m’en empêcher car ce que je ne vois pas et ne sens pas, c’est que j’ai le cuir chevelu entamé et que ça saigne. Ce monsieur affolé n’est autre que le chauffeur de la voiture et j’aimerais bien savoir ce qu’il a ressenti au moment ou il m’a vu passer sous sa voiture.
Sûrement ça l’a bouleversé car une fois que j’ai été emmené par police secours, il a suivi ceux qui se rendaient à la maison grâce à ma carte d’identité pour prévenir Maman et il a tenu à l’emmener lui-même pour me rejoindre à l’hôpital. L’histoire ne dit pas lequel des deux a réconforté l’autre pendant le trajet.
Toute la semaine où je suis resté en observation à l’hôpital, ce monsieur et son épouse sont venus me voir tous les jours avec petits cadeaux à chaque fois. Une fois rassurés ces gens se sont éclipsés et je ne les ai plus jamais revu.
Quelques temps après mes crises d’épilepsie augmentaient non pas en intensité mais en quantité.
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